Google-Agent : Google prépare un web où les agents peuvent agir directement

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Google a récemment présenté Google-Agent, un nouveau user-agent lié aux usages des agents IA. Cette annonce s’accompagne de la mise en avant de plusieurs protocoles destinés à faire évoluer les interactions sur le web.

L’idée décrite dans un article de Marie Haynes est que le web ne serait plus seulement un espace de consultation, où l’utilisateur clique, lit et navigue, mais aussi un environnement dans lequel des agents peuvent accomplir des actions, accéder à des fonctionnalités et dialoguer avec d’autres systèmes.

Un user-agent distinct pour les agents

Google introduit un user-agent dédié, distinct des user-agents associés à une navigation plus classique. D’après cet article, lorsqu’un agent utilisant l’infrastructure de Google consulte un site, ce nouveau tag peut être employé. Marie Haynes cite notamment le cas de Project Mariner.

Ce point marque une évolution simple à comprendre :

  • Google ne se limite plus à distinguer les robots d’exploration traditionnels,
  • l’entreprise identifie aussi des usages liés à des agents,
  • cette distinction s’inscrit dans une logique plus large que le simple crawl.

Un web moins centré sur la navigation classique

Le texte oppose deux modèles. Le premier correspond au web actuel :

  • des internautes consultent des pages,
  • ils cliquent sur des liens,
  • ils remplissent eux-mêmes les formulaires,
  • ils effectuent leurs achats ou leurs demandes manuellement.

Le second modèle repose sur des agents capables d’agir. Dans ce cadre, un agent peut par exemple :

  • parcourir un site,
  • remplir un formulaire,
  • initier une transaction,
  • interagir avec un outil ou un backend,
  • communiquer avec un autre agent.

L’enjeu n’est donc plus seulement l’accès à l’information, mais aussi l’exécution d’actions.

Liz Reid évoque des échanges entre agents

Marie Haynes s’appuie également sur une déclaration de Liz Reid, en charge de Search chez Google. Selon elle, les internautes continueront à vouloir consulter des contenus produits par d’autres humains, mais une partie croissante des interactions pourrait passer par des agents qui échangent entre eux.

Dans ce contexte, Google met en avant plusieurs protocoles.

Les principaux protocoles cités

Protocole Signification Usage décrit dans l’article
MCP Model Context Protocol permet à un agent d’accéder à des données backend de manière sécurisée
A2A Agent2Agent rend possibles des échanges et transactions entre agents
UCP Universal Commerce Protocol permet à une machine d’acheter un produit directement depuis les résultats
A2UI Agent to User Interface compose automatiquement de nouvelles interfaces pour l’utilisateur
AG-UI Agent User Interaction sert d’intermédiaire pour transmettre des données IA en temps réel

L’article présente ces protocoles comme des briques à suivre de près dans l’évolution actuelle du web.

WebMCP, un accès plus direct aux fonctions du site

Le point le plus développé dans le texte concerne WebMCP. Marie Haynes explique que les agents qui naviguent comme des utilisateurs restent limités, car ils doivent interpréter l’interface visuelle, comme le ferait un humain. Avec WebMCP, l’objectif serait différent, à savoir permettre aux agents d’utiliser plus directement les fonctionnalités disponibles sur un site.

Dans l’article, WebMCP est présenté comme un moyen de :

  • travailler en temps réel,
  • accéder nativement à certaines fonctions,
  • limiter la dépendance à l’interface visuelle.

L’exemple le plus évident avancé est celui du remplissage automatique de formulaires de lead. Mais l’article va plus loin et évoque aussi :

  • des agents spécialisés accessibles comme services,
  • des échanges entre agents pour accéder à ces services,
  • des négociations automatisées autour du prix ou des modalités d’accès.

Une recherche de plus en plus liée à l’IA

Le texte reprend aussi une déclaration attribuée à Nick Fox, selon laquelle la recherche deviendrait progressivement une AI Search, tandis que l’application Gemini serait pensée comme un assistant personnel. Marie Haynes souligne également que Google tendrait à rapprocher AI Mode et AI Overviews.

Dans cette lecture, la recherche ne se limite plus à fournir des liens. Elle s’inscrit dans un environnement plus large, où l’IA peut :

  • résumer,
  • orienter,
  • assister,
  • agir,
  • se connecter à des systèmes tiers.

Un déplacement du cadre pour le SEO

L’article présente cette évolution comme un changement important pour le SEO. La logique ne porterait plus uniquement sur :

  • le classement,
  • le clic,
  • la visite humaine,
  • la consultation d’une page.

Elle concernerait aussi des actions plus directes, comme :

  • l’automatisation d’une interaction,
  • l’exécution d’une tâche,
  • l’envoi d’un lead,
  • l’achat d’un produit,
  • la connexion entre agents et systèmes métier.

Le texte ne dit pas que ces usages remplacent immédiatement le web actuel. Il met en avant un déplacement du cadre, dans lequel les agents prennent une place croissante.

Les recommandations avancées par Marie Haynes

En conclusion, l’article formule plusieurs conseils. Marie Haynes recommande notamment de :

  • se familiariser avec WebMCP,
  • comprendre UCP pour les activités e-commerce,
  • commencer à explorer des outils de développement assisté par IA,
  • se concentrer sur les usages concrets de l’IA.

Elle précise aussi qu’il reste difficile de savoir exactement comment ce web agentique va se déployer, y compris du côté de Google.