News

Du SEO au AAIO : vers des sites pensés pour les agents IA ?

Ordinateur et code
Les pratiques d’optimisation web évoluent avec l’émergence des agents IA. Dans un article publié sur Search Engine Journal, Slobodan Manic décrit une transition progressive, avec des sites conçus pour les moteurs de recherche vers des environnements capables d’être exploités directement par des systèmes autonomes.

Une évolution des logiques d’optimisation

L’article retrace plusieurs étapes dans l’évolution des pratiques :

  • SEO (Search Engine Optimization) : optimisation pour le classement dans les moteurs de recherche,
  • AEO (Answer Engine Optimization) : optimisation pour être sélectionné comme source dans les réponses,
  • GEO (Generative Engine Optimization) : présence dans les réponses générées à partir de multiples sources,
  • AAIO (Agentic AI Optimization) : capacité à rendre un site utilisable par des agents IA autonomes.

Chaque étape ajoute une couche fonctionnelle, en passant du classement à la citation, puis à l’intégration dans des réponses, et enfin à l’exécution d’actions.

Deux audiences : humains et agents

Selon l’auteur, les sites doivent désormais répondre à deux types d’utilisateurs :

  • les internautes, qui naviguent, lisent et interagissent,
  • les agents IA, qui recherchent, comparent et exécutent des tâches.

Ces agents sont déjà utilisés pour des actions comme la recherche d’informations, la comparaison de produits ou la réservation de services.

Décembre 2025 comme point de bascule

L’article identifie le lancement de l’Agentic AI Foundation (AAIF), porté par plusieurs acteurs majeurs du secteur, comme un moment structurant.

Parmi les éléments mentionnés :

  • la mise en place de standards communs,
  • le développement de protocoles comme MCP (Model Context Protocol),
  • des outils visant à faciliter l’interaction entre agents, données et services.

Ces initiatives sont présentées comme une base commune pour le développement des agents IA.

Trois niveaux : discovery, citation et action

L’auteur structure l’optimisation autour de trois dimensions :

  • discovery : être accessible et indexé par les systèmes IA,
  • citation : être sélectionné comme source dans les réponses,
  • action : permettre aux agents d’interagir avec le site (navigation, formulaires, transactions).

Chaque niveau correspond à un degré d’intégration plus avancé dans les usages IA.

Une évolution des usages et des interfaces

Des navigateurs capables d’agir de manière autonome apparaissent. Ils peuvent :

  • naviguer automatiquement,
  • interagir avec les sites,
  • exécuter des tâches en plusieurs étapes.

Les agents peuvent ainsi parcourir des pages, comparer des options et réaliser des actions sans intervention directe de l’utilisateur.

Une transformation du e-commerce

Des dispositifs émergent aussi pour permettre aux agents d’effectuer des achats directement. Ils reposent notamment sur :

  • l’intégration de solutions de paiement,
  • des protocoles dédiés aux transactions automatisées,
  • une moindre dépendance aux interfaces classiques.

Le processus d’achat peut ainsi se dérouler sans passage par une navigation traditionnelle.

Conclusion

Le sujet divise encore dans le SEO. Certains estiment que les fondamentaux tiennent toujours, d’autres y voient un changement plus profond dans la façon dont les sites sont utilisés et exploités. Dans les faits, la question n’est plus seulement le classement, mais aussi la capacité d’un site à être compris et utilisé par ces nouveaux intermédiaires.

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *